Biographie d'un vrai artiste...

Biographie d'un vrai artiste...
Carl Barat (Carl Ashley Raphael Barat) est né le 6 juin 1978 à Basingstoke au Royaume-Uni. Il fut l'ancien leader et parolier, avec Pete Doherty, du groupe punk et de garage rock britannique, The Libertines. Depuis 2005, il est le leader du groupe Dirty Pretty Things.

Carl Barat rencontra Pete Doherty en 1996. Il suivait alors des cours de théâtre à la Brunel University d'Uxbridge. Désillusionné par ses études, il rencontra dans un squat une fille nommée Amy qui s'avéra être la s½ur de Pete. Dès leur rencontre, ils furent pris d'une très forte amitié qui amena à la création des Libertines. Ils construisirent ensemble une Mythologie de l'Arcadie Britannique nommée l'Albion, qui leur était inspirée de leur culture littéraire, à laquelle ils firent souvent référence lors de leurs concerts.

Carl Barât, assisté de Peter Doherty, a révolutionné le rock britannique contemporain. Ces deux musiciens ont donné au rock une nouvelle jeunesse.

Leur premier single (What a waster) fut repéré par Mick Jones (ex-Clash) qui produisit leur premier album "Up The Bracket" et leur second et dernier "The Libertines".

Cependant avec le temps (et l'abus avéré de quelques substances psychotropes, surtout pour Pete), les relations entre les deux musiciens se sont dégradées, et après plusieurs violentes disputes, Peter Doherty n'est plus jamais monté sur scène avec The Libertines. Carl Barat et les Libertines se sont séparés, après notamment que Pete a cambriolé l'appartement de Carl. La cause de leur séparation n'est pas très claire, certains estimant que Carl aurait éjecté Pete des Libertines et d'autres que Pete serait parti de son plein gré, la version la plus plausible était celle selon laquelle Carl aurait demandé a Pete de soigner ses problèmes de drogues, et que ce dernier aurait préféré partir.

Son nouveau groupe, les Dirty Pretty Things avec Gary Powell (ex Libertines aussi), Didz Hammond et Anthony Rossomando (qui remplaçait déjà Pete dans les concerts des Libertines où il ne venait plus)vient de sortir son premier album après un relatif "long silence". En effet, après la séparation des Libertines, Carl s'est fait opérer d'une tumeur à l'oreille, et a essayé de se défigurer contre un évier suite a la séparation des Libertines dont il se remet difficilement comme le prouvent les textes de Waterloo to Anywhere , son album avec les Dirty Pretty Things. Il vit actuellement avec une DJ rock du nom de Annalisa Astarita.

Ils ont créé ensemble à Londres en 2004 les soirées Dirty Pretty Things où Annalisa est DJ résidente rejointe par de nombreux guests DJs (dont certains Strokes ou Charlatans par exemple). Quand Carl a décidé de refaire un groupe, il lui a donné le nom de son club qu'il a alors renommé en "bright young things". Ces soirées ont lieu tous les Vendredis soir au Proud à Londres.

Leurs albums, Waterloo to Anywhere(2006) et Romance at short notice(2008), a été jugé plutôt bon par la presse, malgré quelques reproches sur le manque d'originalité de l'album. En effet, si les Babyshambles ont su se détacher totalement du son Libertines, les Dirty Pretty Things sont restés dans la même veine punk garage. Néanmoins, on peut considérer que si les Babyshambles n'ont pas su mettre tout le monde d'accord, une grande majorité de fans des Libertines ont applaudi l'album à sa sortie.

Cependant Les Dirty pretty things ,malgré leur succès invetéré , ont prononcé la dissolution du groupe le 1er octobre 2008 , sur NME.

Maintenant , on suppose que les membres vont se consacrer chacun à d'autres occupations.Carl restant dans la musique avec Les Chavs.

# Posté le mercredi 05 novembre 2008 06:18

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 06:33

Episode I : The Libertines

Episode I : The Libertines
The Libertines
Angleterre
Garage rock
Rock indépendant
Punk
Années actives 1999–2004
Label(s) Rough Trade


Membres :
Carl Barât (Chant/Guitare)
Pete Doherty (Chant/Guitare)
John Hassall (Basse)
Gary Powell (Batterie)
Anthony Rossomando (Guitare)


The Libertines était un groupe de rock anglais des années 2000, acclamé par la critique rock (en particulier par le journal NME), souvent comparé aux Sex pistols pour leurs performances scéniques et fortement influencés par les Clash, les Kinks et les Jam, leur talent, et leur mode de vie chaotique.

Mick Jones, ancien membre des Clash, fut le producteur artistique de leurs deux albums, sur le label Rough Trade.


L'histoire des Libertines débute à Londres vers la fin des années 1990 lorsque Pete Doherty et Carl Barât, après avoir fait connaissance et partagé certains points en commun, décident de créer leur propre groupe auquel ils donneront un nom reflétant leur façon d'être, c'est-à-dire libertins, libres des restrictions morales et conventionnelles. Dans un premier temps, plusieurs batteurs et bassistes se succèdent jusqu'au jour où Gary Powell, jeune batteur afro-américain les rejoint dans leur aventure. Très vite ils sont repérés par le label Rough Trade qui les signe au mois de décembre 2001. Le groupe effectue alors son premier "vrai" concert sans bassiste. Quelque temps après, John Hassall est invité à rejoindre la formation. Après avoir hésité entre les compositions de ce dernier ou celles des deux "frontmen", ils décident de choisir que l'écriture des chansons reviendra à ces derniers, les deux guitaristes-chanteurs Pete et Carl. Comme en démontre leur premier EP, sorti avant le premier album, leur musique était au début beaucoup plus calme et moins "punk" que sur Up The Bracket. C'est à partir de la signature sur le label qu'ils décident de changer d'orientation musicale, prenant alors un ton plus rock.

Au mois de février 2002, The Libertines font la première partie de The Strokes le temps de deux shows, mais ce n'est qu'après avoir effectué une mini tournée aux côtés des Vines au mois de mars que le groupe commence réellement à faire parler de lui avec des morceaux tels que "What A waster", "Up The Bracket" ou encore "Boys In The Band".

En juin 2002, Bernard Butler (du groupe Suede) leur propose de produire leur premier single "What A Waster". Celui-ci se hisse dans les quarante premières places sans aucune promotion télévisée.

Deux mois plus tard, The Libertines entre en studio aux côtés de Mick Jones (ex-The Clash) afin d'y enregistrer leur premier album. Durant cette session, Pete et Carl se disputent et décident de laisser tomber. Finalement, tout rentre dans l'ordre et Up The Bracket est enfin achevé.

Le premier single "Up The Bracket" atteint la trentième place des charts. L'album quant à lui est très bien reçu par la presse qui voit aussitôt en The Libertines un sacré rival pour les grosses pointures que sont The Strokes ou encore The Hives. La formation en profite pour virer leur tour manager trop strict à leur goût. Au mois de janvier 2003, le second single "Time For Heroes" atteint la vingtième place des charts. Un mois plus tard, The Libertines sont élus meilleur nouveau groupe lors des célèbres NME Awards.

En mai 2003, les Libertines partent aux États-Unis afin d'y enregistrer l'émission de David Letterman. C'est également au cours de ce même mois d'avril que Pete donne sa première représentation solo, juste dans la même rue où Johnny Rotten (ex-Sex Pistols) avait l'habitude de squatter.

Au mois de juin 2003, le malaise commence réellement à se faire sentir au sein du groupe. Pete, devenu accro aux drogues, est mis à l'écart et ne participera pas à la tournée européenne. Ce sera Nick, un ami du groupe, qui le remplacera. La communication au sein du groupe, à ce moment-là, se fait de plus en plus difficile et c'est ainsi que les Libertines effectuent une nouvelle tournée du Royaume-Uni sans la participation de Pete. De son côté, se sentant isolé, Pete entreprend de se débrouiller tout seul. De plus la polémique commence à grandir et les fans ne comprennent pas l'absence de Pete aux concerts quand celui-ci poste sur le site officiel du groupe que tout va bien. Ce dernier entre en cure de désintoxication mais en sortira avant son issue.

Un mois plus tard, le doute s'installe de plus belle au sein de The Libertines lorsque Pete ravage la chambre d'un de ses partenaires et cambriole l'appartement de Carl. Il sera par la suite arrêté pour finalement être ajourné. Il créé alors Babyshambles, un projet solo, et effectue plusieurs dates. Lors d'une interview, Pete avoue être devenu accro au crack. En septembre 2003, Pete est condamné à six mois de prison mais n'en fera que deux après avoir fait appel. Il entre alors à la prison de Wandsworth et reprend peu à peu contact avec ses anciens partenaires avant d'être transféré dans une prison moins "dure" sur l'île de Sheppey.

Après la réconciliation des deux leaders du groupe, ils décident d'enregistrer un deuxième album. The Libertines, sort fin août 2004, enregistré presque en live, en très peu de prises. De "Can't Stand me now" à "What became of the Likely Lads", ce CD autobiographique nous transporte au pays de Pete et Carl (parfois obligés d'être séparés par la sécurité pendant l'enregistrement du CD).

Après une dernière tournée sans Pete (renvoyé jusqu'à ce qu'il n'ait plus de problèmes de drogue) qui se clôture le 17 décembre à Paris, Carl Barat annonce ce que tout le monde savait : les Libertines ne sont plus !

En avril 2007, Pete Doherty et Carl Barat ont donné leur premier concert ensemble depuis la séparation du groupe, au Hackney Empire à Londres. S'agissant à la base d'un concert solo de Pete, la surprise fut donc totale pour les fans et les medias qui ont donc imaginé une éventuelle reformation des Libertines.

En octobre de la même année sort un best of intitulé: "Time for Heroes: The Best of the Libertines", contenant tous les meilleurs morceaux du groupe ayant contribué à faire d'eux un des groupes mythiques d'Angleterre.

Le 17 septembre 2008 une nouvelle surprise est au rendez-vous : Pete Doherty et Carl Barât font une nouvelle apparition ensemble lors d'un concert secret organisé par la marque Gio Goi.


Discographie des Libertines.

Albums:
2002 : Up The Bracket
2004 : The Libertines

EPs :
Legs 11 Premier Ep Avec Rough Trade avant même la sortie de leur premier cd. Sur cet EP, on retrouve 8 chansons remarquables, un avant-goût d'"Up The Bracket" et pourtant, ces "Legs 11" ressemblent plus à leur deuxième cd. Ces sessions comportent des demos de chansons que l'on recroise ensuite mais aussi de très bonnes inédites. John Hassal prête pour la première et dernière fois sa voix sur quelques chansons. Liste des pistes: 1. "Music When the Lights Go Out" 2. "Hooray for the 21st Century" 3. "Love on the Dole" 4. "Bucket Shop" 5. "Sister Sister" 6. "Anything But Love" 7. "France" 8. "7 Deadly Frenchmen" (Edit: ce sont des sessions et ne sont jamais sortis en CD, donc ces morceaux sont dans le domaine public vu qu'il ne sont pas officiels)

Time For Heroes Mini-album de The Libertines sorti uniquement au Japon, il comporte 6 merveilleuses chansons (plus la vidéo de "Time For Heroes"). Liste des pistes: 1. "Time For Heroes" 2. "I Get Along" (Original Version) 3. "The Delaney" 4. "Mayday" 5. "Skag and Bone Man" 6. "Bangkok" (Demo)

Don't Look Back Nouvel EP japonais pour les Libertines, 7 pistes cette fois (plus la vidéo de "I get Along")avec un "7 deadly sins",version aboutie du "7 Deadly Frenchmen" des Legs 11. Liste des pistes: 1. "Don't Look Back Into The Sun" 2. "Death On The Stairs" (New Recording) 3. "Skint And Minted" (Demo) 4. "General Smuts" (Demo) 5. "Mr. Finnegan" (Demo) 6. "7 Deadly Sins" (Demo) 7. "Plan A"

What became of the likely lads Dernier EP japonais juste avant leur séparation, 6 chansons (plus la vidéo de "what became of the likely lads" incluant cette fois des live. Liste des pistes: 1. "What Became Of The Likely Lads" (Re-Worked) 2. "All At Sea" 3. "Never Never" 4. "I've Got Sweets" 5. "Boys In The Band" (Live Brixton Sat 6/3/04) 6. "Time For Heroes" (Live Brixton Sat 6/3/04)

What became of the likely lads EP Post-Mortem pour les Libertines, version américaine du mini-album du même nom sorti peu avant au Japon. Il comporte 7 chansons mais aucune vidéo. Essentiellement des Live. Liste des pistes: 1. "What Became of the Likely Lads" (Re-worked Version) 2. "Skag and Bone Man" (Live Brixton Sat 6/3/04) 3. "Time For Hero's" (Live Brixton Sat 6/3/04) 4. "The Delaney" (Live Brixton Sat 6/3/04) 5. "Boys In The Band" (Live Brixton Sat 6/3/04) 6. "Don't Look Back Into The Sun" (Mick Jones version) 7. "What Became Of The Likely Lads" (Album version)"


Singles:
De Up The Bracket:
What A Waster" (2002)
"Up The Bracket" (2002)
"Time For Heroes" (2003)

Hors album:
"Don't Look Back Into The Sun" (2003)

De The Libertines:
Can't Stand Me Now" (2004)
"What Became Of The Likely Lads" (2004)

Oeuvres Biographiques ou fictives
"Bound Together" d'Anthony Thornton et Roger Sargent
"Boys in the Band" de David Brun-Lambert

Source :wikipédia

# Posté le samedi 08 novembre 2008 14:51

2002: Up the bracket

2002: Up the bracket
1) "Vertigo"
2) "Death On The Stairs"
3) "Horrorshow"
4) "Time For Heroes"
5) "Boys In The Band"
6) "Radio America"
7) "Up The Bracket"
8) "Tell The King"
9) "The Boy Looked At Johnny"
10) "Begging"
11) "The Good Old Days"
12) "I Get Along"

+

13) "What A Waster" (Bonus)
14) "Mocking bird" (Bonus)

Critique d'albumrock.net :

Première rencontre avec The Libertines à travers leur clip "Up The Bracket". Des mélodies joliement débraillées, un son punk gentiment cradingue, une voix agréable (pour du garage, ça change !), et des notes dans tous les sens ! Waw ! A peu près au même moment, leurs têtes fleurissent dans les pages des magazines rock, où les vieux de la vieille comme les plus jeunes les encensent... Le phénomène du moment, à n'en pas douter ! Et quand on remarque que le producteur de leur album n'est autre que Mick Jones, ex Clash, on se dit qu'on est tombé sur un sacré filon !

The Libertines, comme tout groupe en The qui se respecte, s'inscrit plus ou moins dans la lignée de ce "renouveau du rock & roll", fortement influencé 60's / 70's. On retrouve ce style vieillot / renouveau, recyclage (?) / réinventage, mais The Libertines apporte à ce style sa petite touche perso : de le fraîcheur dans un monde de déglingués. Entre garage rock et power grunge intelligent (!), The Libertines nous offre un rock revigorant, mélodique et entraînant, qui donne la pêche en moins de deux.

Des notes de guitare dans tous les sens (qui feront sûrement dire à certains qu'il y en a trop), des petits riffs qui tuent, des lignes de basses simples mais efficaces, et la voix déglinguée mais néanmoins agréable de Pete Doherty : là ou celle de Julian Casablancas est grise et monotone (bien qu'ayant son charme), celle du leader des Libertines est mélodique et claire (ce qui ne l'empêche pas de pousser des cris de temps en temps, pour nous rappeler ses influences peut-être), elle témoigne à elle seule de la gentille folie du groupe... et quand des choeurs viennent l'accompagner ("The Boy Loooked At Johnny"), on ne peut que se mettre à sauter dans tous les sens !

Il se dégage de leur musique une réelle impression de fraîcheur, le message est clair : "on est jeunes et en bonne santé et la vie nous plaît"... Quelque chose de très positif, qui ne les empêche pas non plus de composer des sortes de ballades toutes tranquilles comme "Radio America" (pas forcément la meilleure d'ailleurs).

Pour se faire une idée, écoutez "The Good Old Days", "Death On Stairs", "Up The Bracket", "The Boy Looked At Johnny"... hum... en fait écoutez tout l'album, ce sera plus simple !

Vive les anglais !

# Posté le samedi 08 novembre 2008 15:17

2004:The Libertines

2004:The Libertines
1) "Can't Stand Me Now" (Doherty, Barat)
2) "Last Post On the Bugle" (Doherty)
3) "Don't Be Shy" (Doherty, Barat)
4) "The Man Who Would Be King" (Doherty, Barat)
5) "Music When the Lights Go Out" (Doherty, Barat)
6) "Narcissist" (Barat)
7) "The Ha Ha Wall" (Doherty, Barat)
8) "Arbeit Macht Frei" (Doherty)
9) "Campaign of Hate" (Doherty)
10) "What Katie Did" (Doherty)
11) "Tomblands" (Doherty, Barat)
12) "The Saga" (Doherty, Roundhill)
13) "Road to Ruin" (Doherty, Barat)
14) "What Became of the The Likely Lads" (Doherty, Barat)
+
Plus un morceau caché (+3:28 min) intitulé France.

Critique d'albumrock.net:

Alors, quoi de neuf dans le monde déglingué des Libertines ? Après un superbe Up The Bracket et une tournée qui aura finalement dégénéré dans les frasques héroïnesques de Peter Doherty, l'histoire des Londoniens ressemblent finalement à une histoire typique de rock & roll, entremêlée de musique, de drogue et d'amitié.

Mick Jones (The Clash, of course) sera une nouvelle fois sorti de sa tanière, pour produire le deuxième bébé du groupe après que Bernard Butler - jugé trop rigide par Doherty - soit allé voir ailleurs s'ils y étaient. Capté live pendant 7 jours, avec garde du corps en option pour éviter que les tensions entre les deux leaders n'éclatent en baston générale, l'enregistrement n'aura pas été facile. Barât s'explique : trop d'émotions dans les chansons, trop de mauvais souvenirs qui risquaient de remonter. Quelques grands moments magiques, aussi, mais on les imagine plus rares.

Car si la musique des Libertines peut sembler insouciante, elle devient le temps d'un album complètement autobiographique, et donc pas si joyeuse que ça. Les paroles, pour l'occasion, se suffisent à elles-même (de "You can't stand me now" sur la première piste à "Please don't get me wrong / See I forgive you in a song" sur la dernière). Ce qui en restera finalement sera le sentiment très simple d'une forte amitié, qui sera passé par pas mal de stades, du doute à la ruine, mais qui continue malgré tout, alors que Doherty n'en a pas fini avec ses problèmes de drogue et ses histoires d'agression.

Le son est le même que sur le premier album, un brin cradingue, un peu vieillot, mais tellement naturel ! Un peu comme si on était invité à leur répétition générale - celle où l'on met les costumes et où l'on sourit aux copains venus pour l'occasion... Sur la très Beatlesienne "What Katie Did" (sans aucun doute la meilleure piste, "Shoop shoop, shoop de-lang de-lang"), la guitare hésite, arrête son petit solo, et reprend tout naturellement une fois qu'elle s'est recalée... Info ou intox ? Peu importe, à vrai dire, l'impression est restée au creux de l'oreille, et on se prend au jeu, à s'imaginer en train de dodeliner gentiment de la tête dans les rues de Londres. Les guitares hésitent peut-être, mais elles connaissent bien le sens du mot mélodie, avides qu'elles sont des mêmes petits riffs pas bien difficiles mais efficaces.

Moins barré que le précédent, peut-être grâce (ou à cause ?) de la présence plus affirmée de Carl Barât, The Libertines contient quelques petits morceaux d'anthologie, souvent les moins excités du lot, d'ailleurs. "Can't Stand Me Now" nous apporte un refrain accrocheur - à moins que ce ne soit une voix de doux branleur qui prononce "kick back" d'une manière irrésistible. "The Man Who Would Be King" commence avec un chant calme, soufflée du bout des lèvres, pour s'énerver finalement crescendo sur un refrain tout en joie de vivre. Sur "Music When The Lights Go Out", c'est toujours cette voix, cousine du Joe Strummer de London Calling, qui joue sur les sonorités d'une manière unique : "And all the memories of the pubs / And the clubs and the drugs and the tubs / We shared together". On ne reviendra sur "What Katie Did" que pour en souligner l'insouciance doucement mélancolique. L'album se termine finalement sur une question dont on aimerait connaître la réponse : "Oh what became of the Likely Lads? / What became of the dreams we had?".

Une dernière piste très réussie, qui témoigne parfaitement des doutes qui ne cessent d'assaillir le groupe. Personne ne peut vraiment dire si The Libertines existeront encore dans quelques mois, encore moins dans quelques années. Une chose est sûre cependant, s'il n'existait qu'un seul véritable groupe rock & roll encore en activité, ce serait bien celui-là !

# Posté le samedi 15 novembre 2008 11:06

2007 :Time for Heroes , Le Best of

2007 :Time for Heroes , Le Best of
1) "Up The Bracket "
2) "Time For Heroes "
3) "Mayday "
4) "Don't Look Back Into The Sun"
5) "Tell The King"
6) "What Katie Did"
7) "Can't Stand Me Now"
8) "What A Waster"
9) "The Delaney"
10) "Boys In The Band"
11) "Death On The Stairs"
12) "I Get Along"
13) "What Became Of The Likely Lads "

# Posté le samedi 15 novembre 2008 11:16